Confinés à nous-mêmes

L’actuelle pandémie du coronavirus constitue en une réalité bien inhabituelle ayant bouleversé la vie de nombreux citoyens. Alors que nous sommes à l’aube de la seconde vague de Covid-19, notre quotidien confiné reste inchangé et il continue d’affecter certains individus sur le plan physique et psychologique.

Une instabilité financière, un changement drastique de la routine en plus du confinement, tout en ajoutant la menace d’une contamination et d’une propagation de Covid-19 au sein de nous et de nos proches, sont toutes des raisons pouvant résulter en le développement de symptômes de stress, d’anxiété et de dépression. Quiconque, fragilisé ou non, peut se trouver vulnérable à ces maladies et peut souffrir de séquelles bien après la pandémie. En voici les principaux symptômes et quoi faire pour s’en soulager.

maladies hors Covid-19

Qu’est-ce qu’est le stress ? C’est « une réponse physiologique normale à une situation anormale; il fait partie intégrante de notre organisme. Il permet à notre organisme de s’adapter aux multiples événements positifs ou négatifs que nous vivons […] Le stress apparaît et disparaît de lui-même, selon que l’on est ou non en présence de facteurs de stress. »

Qu’est-ce qu’est l’anxiété ? C’est « une réponse à une menace vague ou inconnue. L’anxiété se manifeste lorsque nous croyons qu’un événement malheureux ou dangereux peut survenir et que nous l’anticipons. Chaque personne peut vivre de l’anxiété à des degrés et à une intensité qui lui sont propres. Sa perception de l’événement aura une grande influence sur l’intensité de l’anxiété vécue. »

Qu’est-ce qu’est la déprime ? C’est « un état passager de lassitude, de découragement et de tristesse. La déprime peut se manifester de différentes façons, tant sur les plans physiques que psychologique, et son intensité varie d’une personne à l’autre. »

Les manifestations de stress, d’anxiété et de déprime sont différentes pour chaque individu, et se manifestent sur différents plans.

Sur le plan physique :

  • Maux de tête, tensions dans la nuque, problèmes gastro-intestinaux;
  • Difficultés de sommeil;
  • Diminution de l’appétit;
  • Diminution de l’énergie, sensation de fatigue;

Sur le plan psychologique et émotionnel :

  • Inquiétudes et insécurité en lien avec le virus;
  • Sentiment d’être dépassé par les événements, impuissance;
  • Avoir un discours intérieur n’étant pas le reflet de la réalité;
  • Vision négative des choses ou d’événements quotidiens;
  • Présence d’un sentiment de découragement, d’insécurité, de tristesse et de colère;

Sur le plan comportemental :

  • Difficultés de concentration;
  • Irritabilité, agressivité;
  • Pleurs;
  • Isolement, repli sur soi;
  • Difficulté à prendre des décisions;
  • Augmentation de la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments;

Généralement, il est possible de surmonter de telles manifestations. Néanmoins, il se peut que la situation s’aggrave après un certain temps. Les indicateurs qui suivent sont des indices d’une difficulté à gérer ce stress du quotidien.

Sur le plan physique :

  • Sensation d’étouffer, coeur qui bat plus vite, étourdissements, nausées;
  • Difficultés importantes de sommeil;
  • Diminution marquée de l’appétit;
  • Manque d’énergie, fatigue marquée, épuisement;

Sur le plan psychologique et émotionnel :

  • Anxiété et peurs envahissantes;
  • Sensation de panique lors d’une discussion sur le virus;
  • Pensées négatives et envahissantes;
  • Perte de plaisir et manque d’intérêt envers des activités que vous aimiez;

Sur le plan comportemental :

  • Difficulté à assumer les tâches quotidiennes;
  • Évitement de toute personne extérieure de la maison en raison de peur de contraction du virus;
  • Surveillance constante d’un développement de symptômes;
  • Pleurs intenses et fréquents;
  • Irritabilité et agressivité marquées, conflits avec l’entourage;
  • Manque de concentration;
  • Abus d’alcool, de drogues ou de médicaments;

Quiconque, fragilisé ou non, peut se trouver vulnérable à ces maladies et peut souffrir de séquelles bien après la pandémie

Comment s’en sortir ?

Ces manifestations sont normales en raison de la condition actuelle de notre réalité. Les outils du quotidien sont, la plupart du temps, suffisants pour se soulager de ces symptômes. Néanmoins, voici d’autres solutions.

  1. S’informer :
  • Informez-vous avec des informations fiables, notamment par la page Coronavirus (Covid-19), le site officiel du gouvernement du Québec;
  • Méfiez-vous de nouvelles sensationnalistes, vérifiez vos informations;
  • Limitez le temps passé à chercher de l’information sur le développement de la pandémie;

2. Prendre soin de soi :

  • Demeurez attentif à vos sentiments, à vos émotions et à vos réactions, et prenez le temps de les exprimer à des personnes de confiance;
  • Pratiquez une activité physique;
  • Adoptez de saines habitudes de vie;
  • Limitez les facteurs de stress;
  • Accordez-vous de petits plaisirs quotidiens;
  • Restez en contact avec les gens qui vous font du bien;
  • Misez sur vos forces personnelles;
  • Posez vos limites;
  • Apprenez à déléguer et à accepter l’aide des autres;
  • Prenez du recul;

Vous pouvez également pratiquer un exercice d’auto-observation dans lequel il faut se poser les questions suivantes : « Comment je me sens aujourd’hui ? », « À quoi je pense quand je ne me sens pas bien ? », « Quelles actions puis-je entreprendre pour me sentir mieux ? », etc. L’important est d’éviter de conserver vos pensées négatives. Ce n’est qu’ainsi que vous pourrez conserver une santé mentale adéquate durant la pandémie.

Si vous vivez du stress, de l’anxiété ou de la déprime, vous pouvez contacter le service Info-Social 811, dans lequel des professionnels en intervention psychologique sauront vous offrir leur aide.

Sources :

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, « Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus Covid-19 », dans SANTÉ, dir., La maladie à coronavirus au Québec, https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/ (Page consultée le 4 août 2020).

Denise MANN, « Anxiété et dépression en confinement : 13 conseils d’experts en santé mentale », Sélection.ca, https://www.selection.ca/sante/vivre-sainement/anxiete-et-depression-en-confinement-13-conseils-dexperts-en-sante-mentale/ (Page consultée le 4 août 2020).

Anne-Marie LECOMTE, « L’aide existe, il faut se manifester, disent les professionels en santé mentale », Radio-Canada (26 mars 2020), https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1687774/ordre-psychologue-quebec-service-essentiel-soutien-covid-19-anxiete-confinement (Page consultée le 4 août 2020).

Source image :

©mathysmbeaudoin (Instagram)

Loi 21 – menace pour l’éducation

Le 23 mars dernier, le gouvernement Legault a proposé le projet de loi sur la laïcité. En étant complètement indifférent des effets négatifs de celui-ci, la C.A.Q à aggraver le système d’éducation québécois.

Alors que la pénurie d’enseignant.e.s faisait déjà des dommages dans les classes du Québec, la Loi 21 désintéresse les futurs professeurs à obtenir des postes, alors qu’on insiste à les faire travailler. En effet, 9 classes du primaire de la CSPI sont toujours sans personnel. Conséquence ? Les enfants se font enseigner par des suppléants aléatoires depuis le début de l’année scolaire, provoquant de constants changements d’environnement pour des jeunes qui n’ont besoin que de la routine.

Ensuite, cette loi décourage les titulaires actuels à continuer de pratiquer leur passion. En effet, en simplement 3 mois, 91 membres de l’Alliance des professeurs ont démissionné en étant à la recherche de meilleures conditions de travail.

Au total, en adaptation scolaire, 88 postes sont vides. Au primaire, 32 le sont aussi. Finalement, en classe d’accueil, aucun des 14 postes n’ont été acceptés.

Dites-moi, M. Legault, comment peut-on essayer de régler le problème du manque d’enseignants en créant une loi inutile aggravant la situation ?

Racisme en éducation

Le port du voile dans notre société ne semblait importuner personne. Pourquoi est-ce désormais non-acceptable dans les établissements scolaires ?  La loi sur la laïcité a non seulement privé les écoles de personnel, mais elle crée maintenant 3 nouveaux groupes au sein des enseignants : ceux qui ne portent pas de signes religieux, ceux qui peuvent en porter et ceux qui ne peuvent pas. Bien évident, ces classes ont développé une tension entre elles, précisément entre qui peuvent porter le voile ou non. Un « privilège » simplement accessible par leur ancienneté.

Le ministre de l’Éducation, M. Jean-François Roberge, a insisté que cette loi « ne vise pas à discriminer qui que ce soit », mais qu’elle vient « donner des balises ». De plus, en établissant cette loi, le gouvernement caquiste soutien qu’il veut « assurer un équilibre » entre les droits collectifs de la nation québécoise et les droits et libertés de la personne protégée par les chartes québécoises et canadiennes.

Ce ne sont que de beaux mots pour cacher la vérité sur les fondements racistes de la Loi 21. Bientôt viendra le jour où les parents ne voudront plus que leurs enfants se fassent enseignés par quiconque portant le voile ou autres signes religieux.

À quoi bon tenter d’éliminer la discrimination raciale dans la société si on la ravive dans les écoles ?

Sources :

FORTIER, Marco. «Premiers effets de la loi 21 dans les écoles de Montréal», Le Devoir (9 septembre 2019), https://www.ledevoir.com/societe/education/562184/l-interdiction-des-signes-religieux-se-fait-sentir-dans-les-ecoles (Page consultée le 14 novembre 2019).

RICHER, Jocelyne. «Projet de loi sur la laïcité: les commissions scolaires inquiètes», LaPresse (5 avril 2019), https://www.lapresse.ca/actualites/education/201904/05/01-5221070-projet-de-loi-sur-la-laicite-les-commissions-scolaires-inquietes.php (Page consultée le 14 novembre 2019).

LASALLE, Martin.  «Projet de loi no.21 sur la laïcité: des enjeux juridiques et sociaux en suspens», udemnouvelles (17 avril 2019), https://nouvelles.umontreal.ca/article/2019/04/17/projet-de-loi-no-21-sur-la-laicite-des-enjeux-juridiques-et-sociaux-en-suspens/  (Page consultée le 14 novembre 2019).

Source de l’image :

©ArchivesLeDevoir( François Pesant ) https://www.ledevoir.com/societe/education/386612/la-fae-dit-oui-au-port-de-signes-religieux-dans-les-ecoles